Les déchets organiques

Les déchets organiques

Déchets organiques : Définition

Les déchets organiques (ou biodéchets) sont des résidus d’origine animale ou végétale. Les déchets organiques sont « fermentescibles » car ils se décomposent sous l’action de certains micro-organismes qui en font leur nourriture.

Les différents types de déchets organiques

Les déchets organiques verts 

On appelle les déchets organiques verts, tous les résidus issus de la végétation, et notamment de l’entretien des espaces verts. Ils sont notamment constitués de feuilles mortes, fleurs fanées, bois, mousses, fumier, paille…

Les déchets organiques alimentaires

Les déchets organiques alimentaires sont issus de la préparation ou de la consommation des repas. Ils sont d’origine animale ou végétale (lait, viandes, légumes, fruits, pain…). Les déchets organiques alimentaires sont essentiellement constitués d’épluchures de fruits ou de légumes, de coquilles d’œufs, de coquilles de fruits de mer, d’huiles usagées… Ils proviennent aussi bien des ménages que des établissements professionnels (restaurants, cantines, hôpitaux, EHPAD, etc…). Les emballages des aliments ne sont pas considérés comme des déchets organiques alimentaires.

Gestion des déchets organiques et réglementation

En 2010, la loi « Grenelle 2 » de l’environnement a mis en place un cadre législatif pour mettre fin à « l’économie linéaire » de façon progressive (produire, consommer, jeter). Pour protéger l’environnement et réduire les émissions de gaz à effet de serre, ces dispositions favorisent l’émergence d’une « économie circulaire » et le retour à la terre des déchets organiques.

En effet, la valorisation des déchets organiques permet de les recycler en les transformant en produit fertilisant ou énergétique consommable (compost ou biogaz).

Depuis le 1er janvier 2012, les gros producteurs de déchets organiques alimentaires ont pour obligation de trier et de valoriser leurs biodéchets, sous peine de sanctions administratives et pénales.

La réglementation fixe en effet un seuil à partir duquel les producteurs de déchets organiques doivent répondre à ces obligations. Depuis 2016, ce seuil a baissé puisque tous les professionnels qui produisent plus de 10 tonnes de biodéchets par an, sont dans l’obligation de les trier et de les valoriser. En d’autres termes, ce seuil correspond en moyenne à une structure de restauration servant environ 150 repas par jour.

Toutefois, à partir de 2025, ces obligations finiront par s’appliquer à tous les professionnels, quel soit leur volume de biodéchets et également aux particuliers.

Aujourd’hui, l’obligation de valorisation pour les professionnels étant une obligation de résultat et non de moyens, la gestion des biodéchets est laissée à la seule responsabilité du producteur. Par conséquent, aucune disposition n’oblige les entreprises quant aux moyens utilisés pour la gestion de leurs biodéchets, dont elles conservent l’entière responsabilité, que ce soit quant à leur valorisation ou les risques sanitaires liés au stockage.

La valorisation des biodéchets

La loi « Grenelle 2 » autorise 2 traitements de valorisation des déchets organiques : le compostage et la méthanisation. Ces traitements sont réalisés par des structures spécialisées qui bénéficient d’un agrément spécifique (classées SPAn C3) délivré la préfecture. Par conséquent, les professionnels producteurs de biodéchets concernés par la réglementation ont pour obligation d’utiliser l’une de ces 2 filières, et de le justifier, le cas échéant auprès de l’administration en cas de contrôle.

Le compostage est un processus biologique durant lequel les déchets organiques se décomposent par l’action de micro-organismes. La matière organique est alors transformée en humus fertilisant et stable. Son utilisation sur des terres agricoles ou des espaces verts répond à une série de normes qui définissent son pouvoir fertilisant et sa non toxicité.

La méthanisation est quant à elle, un processus qui se déroule en l’absence d’oxygène permettant ainsi la fermentation de la matière organique de libérer du méthane grâce à l’action de bactéries méthanogènes. Ce traitement de valorisation permet ainsi de créer du biogaz pour produire de la chaleur, de l’électricité ou du biocarburant.

Valoriser vos déchets organiques c’est participer à l’économie circulaire et donner une nouvelle vie à vos résidus alimentaires en les transformant en source d’énergie ou en engrais biologique.