Les déchets fermentescibles

Les déchets fermentescibles

Déchets fermentescibles : Définition

Les déchets fermentescibles sont des résidus d’origine animale ou végétale constitués de matière organique biodégradable. Ils peuvent être décomposés par des micro-organismes pour lesquels ils représentent une source d’alimentation. Ils sont également appelés « organiques » car ils contiennent tous du carbone.

Il existe plusieurs types de déchets fermentescibles :

Les résidus alimentaires, issus de produits d’origine animale : la viande, le lait, le fromage, les coquilles d’œufs…

Les restes alimentaires d’origine végétale tels que les épluchures de légumes, de fruits, les huiles végétales usagées, le café, le thé…

Les biodéchets verts ou résidus de jardinage tels que les tontes de gazon, les feuilles mortes, le fumier, la paille…

Les résidus composés de papiers et cartons sont également des déchets fermentescibles.

Déchets fermentescibles ou déchets putrescibles ?

Les déchets putrescibles sont des restes d’origine animale ou végétale susceptibles de se dégrader spontanément et dans un délai très court, sans l’apport de micro-organisme. Ce sont des biodéchets facilement valorisables.

Tous les déchets fermentescibles ne sont pas nécessairement putrescibles. En revanche tous les déchets putrescibles sont des déchets fermentescibles.

La différence entre les déchets putrescibles et les « fermentescibles » réside dans le fait que tous les « fermentescibles » n’ont pas forcément la capacité de se dégrader spontanément. En effet, le carton, le papier et certains textiles d’origine organique, nécessitent un apport de micros organismes spécifiques pour leur décomposition.

Déchets fermentescibles et enjeux écologiques

En France les déchets fermentescibles (ou organiques) représentent environ 30 % des ordures jetées dans nos poubelles.

Lorsque ceux-ci ne font l’objet d’aucun tri ni d’aucune valorisation, ils finissent par être éliminés par des procédés couteux ayant un impact très négatif sur l’environnement.

Sans valorisation, ces biodéchets sont souvent stockés dans des décharges ou incinérés et produisent d’importantes nuisances olfactives. Ils sont à l’origine du développement de germes pathogènes ainsi que d’émissions de gaz à effet de serre. En effet, en plus du gaz carbonique libéré lors de l’incinération, les biodéchets sont également à l’origine de la production d’importantes quantités de méthane, libéré lors de la phase de décomposition. Lorsqu’il est libéré dans l’atmosphère, le méthane accélère le réchauffement climatique car son effet de serre est 30 fois plus important que le CO2.

Ces modes de traitement non écologiques ont en plus pour conséquence, la contamination des sols et des nappes phréatiques, qui ont pour effet un impact négatif sur notre santé.

Une situation que l’on peut facilement éviter en triant et en valorisant les biodéchets qui sont une source d’énergie non négligeable bénéfique à l’environnement et à notre bien être.

Les différents types de traitement des déchets fermentescibles

Incinération des déchets fermentescibles

L’Incinération est l’ultime étape de traitement des déchets fermentescibles lorsqu’ils ne sont pas triés. Elle consiste tout simplement à bruler les détritus. Les inconvénients de l’incinération résident dans le fait que ce procédé rejette dans l’environnement de la dioxine et du souffre, ce qui accentue la pollution atmosphérique.

Enfouissement des déchets fermentescibles

L’enfouissement et le stockage des biodéchets se fait dans des décharges où ils sont entreposés en surface ou enterrés dans le sol. Seulement l’enfouissement est la méthode d’élimination la plus nocive pour l’environnement car elle contribue à la pollution des eaux souterraines et des eaux de surface. Elle est à l’origine du ruissellement des jus pollués (les lixiviats) dus à la décomposition de la matière organique et au contact de l’eau de pluie.

Recyclage et valorisation

La valorisation, est l’ensemble des procédés par lesquels les déchets fermentescibles sont traités, recyclés et transformés en matière première utilisable. La valorisation des déchets fermentescibles est la filière la plus adaptée à la protection de l’environnement. Depuis le 1er janvier 2012, la loi « Grenelle 2 » rend obligatoire le tri et la valorisation des déchets fermentescibles d’origine alimentaire pour les entreprises, à partir d’une certaine quantité. Par exemple, aujourd’hui, un restaurant ou une cantine de taille moyenne (150 couverts par jour), sont dans l’obligation de répondre à ces nouvelles dispositions réglementaires. De plus, cette réglementation étant progressive, celle-ci est prévue pour être généralisée à toutes les entreprises, mais également à tous les ménages, en 2025. Aujourd’hui, pour être en conformité avec la réglementation, valoriser vos biodéchets devient votre priorité au quotidien